Ma méthode

Je vais essayer de décrire un petit peu ma méthode de travail pendant l’évènement photographié et durant les jours qui suivent…

Le mode RAW pour les photos de mariage ou la retouche facilitée…

Longtemps j’ai fait des photos en paramétrant les effets optiques directement sur l’appareil photo. Par effet optique, j’entends les réglages tels que balance des blancs, netteté, réduction du bruit, contraste/saturation, etc. Certes on y découvre et apprend plein de choses, et c’est selon moi une étape indispensable avant de photographier entièrement en «Raw». Mais le mode «Raw» à l’avantage d’être un mode photographique (que proposent au moins tous les appareils photos numériques de type reflex et bridge et maintenant beaucoup de compacts également) qui permet de prendre une photo sans ces fameux réglages dont je parlais avant, afin d’obtenir une photo brute, contenant plein d’informations en elle, et qui permettra, sur un ordinateur avec un logiciel adapté, de «retoucher» sa photo ou plutôt de «l’exporter» avec les réglages désirés (qui n’auraient peut-être pas du tout été les mêmes s’ils avaient été choisi sur le lieu de la photo à l’aide du viseur ou de l’écran de l’appareil photo).

Le mode Raw me permet de me concentrer davantage sur le sujet et de ne pas trop me soucier des réglages fins lors de la prise de vue. Shooter en Raw ne vous affranchit pas de régler la profondeur de champ désirée, la vitesse, et la sensibilité ISO, les 3 paramètres essentiels à chaque photo en mode Raw. Mais un réglage un peu trop surexposé pourra être rattrapé sans problème par la correction d’exposition: c’est la fonction la plus pratique du mode Raw. Plus de panique si vous vous retrouvez avec une série de clichés un peu trop sombre à votre goût, vous pourrez corriger les tons foncés et les tons clairs à l’aide de nombreux paramètres que proposent tous les éditeurs d’image, comme Adobe Lightroom pour n’en citer qu’un.

La méthode post-prod

Tout d’abord, il y a les retouches liées au cadrage. Parfois, un petit élément «dérange» sur la photo: il peut s’agir d’une branche dans un coin qui perturbe le regard, un bout de mur dans une composition aérée, un personnage sur le bord qui déséquilibre l’ensemble, etc. Dans ce cas, la photo est recadrée, réorientée, ou redimensionnée.

Les réglages d’origine sont en général suffisamment bons et précis pour ne pas devoir appliquer de retouches au niveau des couleurs mais dans certains cas, un léger filtre artificiel ou un léger réglage de la balance des blancs permet d’améliorer sensiblement l’ensemble des clichés. Une couleur plus chaude ou plus froide permet parfois de mieux faire coller les tons des photos avec l’ambiance qu’elles représentent.

Si la photo est exceptionnelle au point d’être encadrée et de représenter l’évènement sur l’album de souvenirs, les cartes de remerciement, etc. et que seul un petit détail abîme complètement le reste, alors la retouche peut se faire sans recadrage, en modifiant directement le contenu de l’image (effacement, remplacement, trucage, etc.). Il peut s’agir d’une miette au mauvais endroit, d’un œil fermé dont la version ouvert est disponible sur le cliché précédent, d’une pétale de rose au premier plan donnant l’impression d’une tache sur la photo ou les habits des mariés, etc.

Dans un cadre plus général, sans forcément parler de retouche, le format Raw et un bon logiciel de traitement permettent tout simplement de produire une photo qui nous plaît, avec les détails que l’on souhaite éliminer ou au contraire, mettre en avant, puisqu’ils sont présents dans la photo originale à la différence d’une photo déjà compressée en jpg où les informations pourraient être trouvées également mais au détriment d’autres ou alors il s’agirait d’informations «inventées».

Ma méthode

Et ensuite ?

Le nombre de photos réalisées durant l’évènement, avant sélection, importe peu. J’ai suffisamment de place sur mes cartes mémoire et il n’y a que dans le silence (église, mairie…) que je me restreints afin de minimiser le bruit occasionné par le déclencheur de l’appareil (certes très faible). Le reste du temps, je préfère réaliser tout un tas de photos de la même scène pour obtenir LA photo, celle qui relate au mieux la magie du moment.
De votre côté, vous obtenez toutes ces photos exportées, au format JPG, et à la taille la plus grande qu’il est possible d’obtenir lors de l’exportation.

Le nombre de photos que vous obtiendrez après l’évènement va dépendre du nombre de scènes différentes qu’on y trouvera. Si l’action se déroule toujours au même endroit avec les mêmes personnes durant un petit nombre d’heures, alors il faut s’attendre à une série de 500-600 photos avant tri, et une sélection finale de 200-300 photos. Si l’évènement comprend différents lieux, différentes situations, différentes mises en scène, etc. alors le nombre de photos peut vite grimper à plusieurs milliers. Après sélection, entre 600 et 2000 photos seront exportées selon les cas.

Je rends toutes les photos au format numérique mais je ne réalise pas d’album papier pour la simple raison qu’il s’agirait d’un travail trop personnel: mes choix ne seraient probablement pas les vôtres, je ne vais pas ressentir l’évènement tel que vous l’aurez ressenti. Vous souhaiterez peut-être que telle photo soit mise en avant (pour des raisons qui vous sont chères, familiales, artistiques, etc.) alors que j’aurais placé telle autre photo pour des raisons toutes différentes.

Cela dit, je peux vous recommander des sites pour réaliser un album photo, tel que Albelli, Photobox ou le logiciel de la Migros en Suisse. Par ailleurs, d’intéressantes offres pour des tirages photos ou des albums photos sont régulièrement proposées sur Groupon ou Dealabs.com.